dimanche, 21 octobre 2007

Alcoolisme

Je n’ai rien contre

Seulement je n’arrive plus à m’y mettre

J’oublis de boire

Et quand ma gorge est sèche, j’avale seulement ma salive

Peut être parce que Lui boit

Je ne trouve plus cela convivial un verre de vin,

L’alcoolisme mondain pour moi n’est pas qu’un mot,

Un nouveau jeu pour être politiquement correct.

Il fut un temps où je croyais qu’on s’amusait juste en buvant,

Quand Lui boit, je ne m’amuse pas.

J’aimerai reboire jusqu’à l’excès,

Renter chez moi en titubant, en rigolant,

M’endormir dans n’importe quel lit

Mais quand Il veut m’attirer dans le sien,

Je n’ai plus soif

Peut être parce que la sienne me file l’effroi

Je préfère me déshydratée

Je préfère me desséchée

Mourir d’un problème de reins

Plutôt que d’offrir mon foi à Son vice.

Et si vous croyiez qu’on ne peut vivre sans alcool,

Alors enterrez moi

Le breuvage des dieux n’effleurera plus mes lèvres,

Il boit assez pour deux.

Et ça me rend sevrée à jamais

dimanche, 07 octobre 2007

Déjà vu

Le jour décline avec mon cœur, ce soir encore je me meurs…

Le teint poivré, les yeux noyés, ce soir encore il m’a frappé…

Pas avec ses mains, pas avec ses pieds, ni mêmes avec une arme…

Il m’a tué avec son âme infâme.

Il m’a regardé et il m’a dit : « en fait, tu n’est pas jolie »

Pourtant il a tenté de défaire les liens de mon corset…

De caresser ma peau avec des larmes salées…

J’ai vu la batte, j’allais frapper, cependant je me suis figée.

Même s’il n’est qu’un gredin, il est là quand j’ai faim.

Sans lui je ne suis qu’une mendiante, une âme perdue.

Quand je le vois la haine s’incruste en moi…

Mais s’il tombe à l’eau, je roule avec lui…

Accrochée à ses pieds comme une sangsue avortée…

Je me suis précipitée par la fenêtre ouverte, sautant à ma perte.

Allant agonisée un peu plus loin au milieu des roses piétinées.

La nuit s’incline devant mes peurs, ce matin encore je suis en sueur...

Incapable de bouger sans me briser.