lundi, 21 janvier 2008

Essence

Si mon ciel ne se farde pas d’innocence,

C’est peut être que je ne connais pas cette danse.

Si mon hiver ne se glace pas d’insouciance,

C’est peut être que je ne connais pas cette chance.

Si mes fleurs ne s’épanouissent pas dans la romance,

C’est peut être parce que je ne connais que la méfiance.

 

 

 

 

Et mon âme laisse l’absence devenir ma décadence,

L’abstinence d’abondance, les sentiments qui mettent en transe,

Simplement je m’endors pour une autre convalescence.

 

jeudi, 22 novembre 2007

Impatience

Est-ce que ses yeux trahissent ses pensées,

Est-ce que sur moi son regard c’est déjà posé ?

Je ne le sais.

Je ne le connais.

Mais bientôt je le saurai !

mercredi, 21 novembre 2007

Amorce

Mes pieds me portent pourtant,

Jusqu’à quand ?

Si je dois courir toute ma vie,

Si je dois courir sans envie,

Seras tu derrière moi ?

Auras tu besoin de m’attraper ?

Mes yeux s’évadent tout le temps,

Ne regardent jamais en face longtemps…

Si je dois ne jamais voir,

Si je dois ne jamais savoir,

M’apprendras tu ?

Voudras tu de moi ?

Mon cœur bat intensément,

Dans un bruit assourdissant.

Si je dois souffrir de ton absence,

Si je dois souffrir de ta sentence,

M’exécuteras tu sans remords ?

Poseras tu une rose sur ma tombe ?

Mes larmes s’écoulent lentement,

Est-ce un acquittement ?

Si je dois désormais oublier,

Si je dois désormais pardonner,

Pourquoi prends tu ce train ?

Pourquoi t’éloignes tu de mon chemin ?

 

vendredi, 02 novembre 2007

Sans issue

Dans mon esprit

Sonne l’heure de l’agonie.

Tu as dis « c’est fini » ?

J’ai compris « tu es punis » !

Non. C’est un début

Tout n’est qu’une course sans but.

Dis moi plutôt d’où viens-tu ?

Toi qui par tes mots m’a émue

Au point que je me sois perdue

C’est facile je sais

C’est fragile, imparfait,

De croire au jour de paix.

De penser qu’on oserait,

M’aimer avec respect.

Rien ne se termine,

Debout encore est la vermine 

Et elle me contamine

Et elle m’examine

Jamais ne se ratatine…

Je souhaiterai te suivre

Je voudrais enfin vivre

Mais chaque jour revient plus ivre.

Je conserverai tes gentillesses dans ce livre

Cependant les maux au fond de ma gorge,

Plus puissants qu’un sucre d’orge,

Me rende plus faible qu’un loup qu’on égorge.

 

mercredi, 24 octobre 2007

Sers t'en!

Je veux être le serpent qui glisse le long de ton sang,

Le long de tes veines, le long de tes peines.

Persifler ton nom en criant tes chansons

Mordre avec passion la moindre de tes ambitions

Je veux être le serpent qui retient tes élans

Devenir vicieuse à en perdre la raison

L’objet de toutes tentation et

Avaler tes souris en te demandant pardon.

Je veux être le serpent qui meurt entre tes dents.

 

vendredi, 19 octobre 2007

Agression

Sa main d’homme s’empare de mon bras,

Ses yeux de fauves éclairent sa folie.

On va s’amuser un peu

Et je vais être le jeu.

Si maintenant il laissait glisser sa main le long de mon ventre…

Je n’arriverai pas à hurler.

Une sirène retentit.

Un autre homme surgit.

L’instant d’après je suis seule face au miroir…

Saine et sauve…

Quelque part, j’aurai aimé qu’il me tue…

Quelque part, j’aurai aimé avoir bu.

Mes yeux rouges chantent toujours la même chanson.

Mon cœur n’a plus rien à briser

J’ai mérité que le temps s’arrête,

S’inclinant devant ma douleur.

Aujourd’hui je ne sais plus qui je suis.

Celle qui voulait qu’on la touche

Où celle qui a été touché

Je crois que je suis juste celle qui se tait.

 

mardi, 16 octobre 2007

Or dur.

Si je m'aventure

Dans l'ouverture

Du monde obscur

Et ses dorures,

C'est que je suis sûre

Qu'au détour d'un mur,

Sous ton armure,

M'attend la luxure.

Sans imposture,

Perdre sa nature

Dans le murmure,

Des choses impures.