vendredi, 12 octobre 2007

Homesick

Je sens les larmes qui me brûlent les yeux.

Parfois c’est juste que ça me brise de faire ce qui est bon…

Pour moi.

L’instant d’avant être bien

L’instant d’après être malade

Pas se rendre malade, juste l’être à l’intérieur.

Se croire heureuse et se souvenir des autres.

Les autres jours de joie, les visages souriants,

Du temps qu’on a mit pour gagner le cœur de ceux qui restent,

Du temps que ça prendra pour les perdre.

Sentir le cri monter le long de la gorge.

Sentir ses dents s’enfoncer dans la chaire des lèvres

Sentir son corps se contorsionner nerveusement…

Oui, c’est sûrement ça, les nerfs.

Avoir juste voulut recueillir la vie

Mais ne pouvoir l’effleurer.

Moi je suis partie.

Juste partie.

Je sais que je le devais,

Mais je sais aussi que quand mon corps n’est plus en mouvement

Je tombe.

Laissant juste l’eau s’échapper de mes yeux, de mon nez…

Le souffle de ma bouche…

Le sang de mes veines ?

Non, juste craquer et pleurer.

Rester inerte devant l’écran,

Ne laisser passer que la musique la plus pathétique.

Se dire que le chemin est encore long.

Et que je vais le faire. Seule.

Hyperventilation.

Avoir juste envie de rentrer parfois.

Mais ne pas oser l’avouer.

Ne pas pouvoir le faire…

Tenir encore.

Pas par fierté, pas par peur de perdre

Le devoir.

Grandir.

Souffrir.

Zapper les chansons festives, pour se complaindre dans la tristesse.

Et puis se calmer.

Se faire croire que c’est passé.

Reconstruire le mur après l’explosion.

Recommencer à courir partout.

A faire bonne figure, que personne ne sache.

On me sait déjà si faible…

Juste occupé son esprit, son cerveau,

Pour les dix prochains mois.

Mais ce n’est une pause que pour moi.

Le temps file est déjà, les autres vivent sans moi.

Rient sans moi, et je ris sans eux.

Juste avoir besoin de les serrer dans mes bras…

De leur dire que je suis là,

Cependant je ne le suis pas.

Abandonner.

J’ai tout abandonné.

Pour un an.

Juste être une autre

Recommencer sur de nouvelle base

Et subitement regretter les anciennes.

Simplement avoir envie de pleurer,

De prendre un avion,

De rentrer…

Savoir pourtant ce qui nous y attend,

A la maison.

Le sentiment d’infériorité, de stagnation

Faire bonne figure ici ou là bas c’est pareil.

Ne plus savoir où aller pour être heureuse.

Etre perdue depuis trop longtemps,

S’enfermer dans l’alcôve d’un rêve,

Qui comme tout rêve aura une fin.

Savoir qu’au début la joie nous envahira,

Et on redeviendra moins que rien,

Pas à leurs yeux,

Mais aux miens.

Alors relever la tête,

Laisser les autres dans l’ignorance de cette maladie

Qui ne me frappe que quand je pense.

Ne plus penser.

Toujours sourire.

Personne n’aime les gens tristes, perdues, mélancoliques.

Je ne veux ni compassion, ni pitié, ni inquiétude.

Juste me taire.

Connaître ce sentiment par cœur.

Souffrir de respirer.

Se moucher et recommencer.

Installer une routine,

Ne jamais rester inoccupée.

Fuir.

Je fuis, même mes états d’âmes.

Perdre, ça me connaît.

Se masquer et rerentrer dans le bal,

Dans la foule, dans le moule,

Pour finir sur les rotules.

Tenir encore…

 Ecouter le temps de l’écriture :

Joe 90.  Truth

Bon Jovi. Lie to me.

Anggun. Juste avant toi.

Saya. Je pense à toi.

Edwin McCain. I’ll be.

Elton John. Sacrifice.

American Hi-Fi. The art of losing.

Avril Lavigne. When you’re gone.

Counting Crows. Mister Jones.

Elvis Presley. You’re always on my mind.